Histoire et cours de la pièce de 20 francs or

Symbole fort de la stabilité monétaire de la France du XIXe siècle, la pièce de 20 francs or a une histoire formidable et un cours si intéressant qu’elle attire régulièrement collectionneurs et investisseurs de divers horizons. A travers ses représentations, monogrammes et millésimes, cette monnaie est témoin d’un pan important de l’histoire de la France, celle qui s’étend de l’an XI (1802-1803) à 1914.

Histoire

Sous l’impulsion de Louis Napoléon Bonaparte (1769-1821), la loi 7 Germinal an XI du 28 mars 1803 confirme le maintien du Franc comme unité monétaire avec une valeur immuable fixée à « cinq grammes d’argent, au titre de neuf dixième de fin ». Pour donner une solide garantie aux transactions commerciales, cette disposition juridique, tout en confirmant le choix de l’argent comme étalon, fixe le rapport suivant : 0,29 g d’or vaut 4,5 g d’argent. Des deux pièces d’or qui sont frappées à la faveur de cette loi, la pièce de 20 francs or s’avère celle qui a la plus petite valeur faciale : elle sera la monnaie or la plus utilisée dans les transactions pendant plus d’un siècle.

La pièce de 20 francs or enregistre une panoplie de modifications aussi bien sur son avers que sur son revers au fil des changements politiques survenant au sommet de la France tout le long du XIX siècle. Ces variations d’apparence en déterminent les différents types. Ainsi, frappé aux ans XI et XII, le type « Napoléon 1er consul » sera suivi de quatre différents modèles « Napoléon Empereur » qui marqueront les phases du règne de l’empereur. Suivront ensuite deux types « Louis XVIII » qui attestent de l’exercice de la royauté par Louis Stanislas Xavier de France (1755-1824) de 1814 à 1824.

Deux types de pièces de 20 francs or  vont marquer le règne du roi Charles X de 1824 à 1830. Deux autres types de pièces « Louis Philippe », tête nue puis tête laurée, vont marquer le règne de Louis-Philippe 1er, roi des Français. Après les modèles « Génie 2e république » et « Cérès 2e république », le type « Louis Napoléon Bonaparte » est dédié à la Deuxième République. Il sera suivi par deux types marquant le règne de l’empereur Napoléon III. Juste après le modèle « Génie 3e république », le célèbre type « 20 francs Coq » communément désigné « Marianne », termine la boucle. Ce dernier fera même l’objet de refrappes entre 1951 et 1960, sous la houlette d’Antoine Pinay afin d’alimenter la sphère de l’or d’investissement.

Pièce de 20 francs or par Napoléon

Cours de la pièce de 20 francs or

La pièce de 20 francs or a été cotée à la bourse de Paris de 1948 à 2004. Toutefois, la fermeture de ce marché règlementé est loin de mettre un terme aux investissements d’or. La cotation de l’or va continuer sur un marché de gré à gré. La Compagnie Parisienne de Réescompte, une structure privée, se chargera de déterminer le cours d’équilibre chaque jour afin de garantir la liquidité.

De l’ordre de 62 euros en août 2004, le cours de la pièce d’or de 20 francs va évoluer rapidement (même si on constate quelquefois une avancée en dents de scie), pour atteindre 153 euros en février 2009. Cette progression fulgurante va se poursuivre jusqu’en 2011 avec un pic à 289,9 euros le 14 septembre. En mars 2016, le cours du Napoléon est supérieur à 200 euros.

Très rares, les pièces de 20 francs du type « Napoléon 1er Consul » peuvent s’échanger à 400 euros de même que les versions « Louis XVIII » et « Charles X » portant les millésimes 1816L, 1817K, 1822L, 1824MA, 1920A, 1824A et 1829W. Quant aux types « Louis Philippe », « Cérès » et « Napoléon III » et « Génie », ils peuvent se vendre à 300 euros. Plus populaire, le type « Marianne » s’échange entre 160 et 250 euros.

Pour plus d’information sur le sujet, consultez notre article dédié au Napoléon.

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